Mission MEGAPTERA – Les Baleines à bosse de Moéhli – Septembre 2009

attente vidéo
baleines à madagascar
Martine Vely
trésorière de l'association Megaptera
Cyril Coutaudier
Cyril Coutaudier
Laétitia Ayme
pilote Sea Blue Safari à Mayotte. passioné par les cétacés
Saîd Ibrahim
responsable Megptera pour les Comores
Directeur de l'association MEGAPTERA

Jour 1

Embarquement et départ de Mayotte en début d’après-midi. Nous passons la passe nord de Zamboro vers 16h00 et mettons cap sur Moéhli.
En fin d’aprés-midi nous faisons nos premières observations sur le banc de l’iris. Comme d’habitude la navigation aux abords de Mayotte n’est pas des plus plaisonte « grosse houle 3/4 arière mais les milles passant, la mer s’applanie, le vent monte et le bateau se pose. Enfin de vrais conditions de navigation

Jour 2

Au petit matin, nous sommes en vue de Mohéli. En arrivant sur le plateau nous observons les premières baleines mohéliennes. Mais en premier lieu, il nous faut nous mettre en règle avec les autorités. Nous « faisons coutume » avec le comandant de gendarmerie et le chef de la police (les petits cadeaux sont d’usage dans les îles). Puis nous attendons l’immigration et le capitaine du port. Cette année, les prix ont subi une belle inflation et les visas sont passés à 60 euros (que l’on reste 1 ou 45 jours) auxquels il faudra ajouter 50 euros de plus pour l’autorisation de mouillage du bateau et 30 euros pour payer l’essence des deux fonctionnaires arrivés de Fomboni en moto. Dans l’ensemble ces tracasseries administratives ne se passent pas trop mal. L »accueil est chaleureux, rien avoir avec l’année précédente….

Les formalités ont été assez rapides et nous laissent le temps de nous balader au sud des îlots. Les baleines sont au rendez-vous et semblent même encore plus nombreuses cette année.

Jour 3

Le matin, 5 comoriens embarquent à bord d’Antsiva pour participer à la journée d’observation. Il y a Tomba aux yeux de lynx, Macoué , Abdila 80 ans le maire des maires de Mohéli et Ounaïs 12 ans avec son copain Faedjou.
Vers midi, Michel branche son hydrophone et nous avons la chance d’écouter des chanteurs. La prise de son est bonne. Nous aurons aussi l’occasion de tester les approches avec les nouveaux kayaks. La technique est très silencieuse et très efficace et en plus ça nous oblige à faire un peu de sport, observation récréative par excellence. Le soir, mouillage devant la cascade, dans l’anse de Miremani.

Jour 4

Ce matin c’est la fin du ramadan. Tous les mohéliens sont à la fête. Nous partons donc à effectif réduit. La météo est au beau fixe, pas une ride sur l’eau la mer est un véritable lac.
Décision est prise de nous rendre sur le tombant sud. Nous boudons volontairement les baleines qui se présentent à nous sur le chemin. Et, une fois sur le tombant, nous le longeons vers l’est mais nous ne faisons plus aucune rencontre. Revenus sur le plateau nous retrouvons nos « mères-baleineaux ». Nous tentons plusieurs techniques d’approche: mises à l’eau et approche en kayak. L’eau est trouble et il faut s’approcher vraiment près pour faire des photos sous-marines. En kayak, nous pouvons nous tenir à quelques centimètres des baleines sans les effrayer. Nous en tirons quelques images et de nombreuses séquences filmées. La nuit, nous retrouvons notre mouillage de Mirémani.

Jour 5

Départ de Mérani. Nous partons vers l’ouest. Très vite, nous repérons une baleine avec son baleineau. La mer est calme, c’est l’occasion d’aller la voir de plus près. 4 mégapteriens se mettent alors à l’eau et nagent à leur rencontre. Mission réussie: à quelques mètres des nageurs, la baleine se laisse photographier puis se retourne et contourne le groupe qui peut l’admirer tout à loisir.
Puis nous nous orientons vers ce que Michel appelle « la boite de nuit des baleines ». Nous avons déjà pu y observer de nombreux groupes actifs, c’est-à-dire deux mâles qui coursent une femelle, celle-ci étant parfois accompagnée de son rejeton. Nous pouvons les suivre et les observer pendant une long moment.
Tout à coté du bateau, deux mères nous présentent leur baleineau. L’une fait « surfer » le sien sur son dos tandis que l’autre attrape son petit en avant de sa dorsale et lui fait faire un tour complet du bateau.
La journée avance et le temps se gâte. En même temps, nous observons des breachs de plus en plus nombreux. C’est un festival. Partout où nous poson les yeux, nous voyons ces mastodontes de 40 tonnes s’élancer dansles airs et retomber lourdement dans d’énormes splashs écumants.
Nous passerons la nuit au mouillage de Ouénéfou

Jour 6

Ce matin est un grand jour. La météo est au beau fixe, un temps de curé au dire de Michel. A peine partis nous avons la chance de rencontrer LA BALEINE, celle que tous espèrent rencontrer un jour. On arrête le bateau, mise à l’eau des kayaks et approche en silence à la pagaie. Arrivés sur la baleine, nous glissons en douceur dans l’eau. Le soleil donne en surface la visibilité est excellente.
Plongée 1 : A priori notre présence ne dérange pas, nous pouvons nager à quelques mètres sans inquiéter la baleine. Le baleineau est tout jeune, peut être né dans la nuit, il porte encore les marques de l’accouchement, il est très clair et encore très mal habile, il semble prendre ses repères, tourne autour de sa mère, tente des plongées, puis joue au chat avec sa mère asticotant son museau.
Plongée 2 : nous allons chercher ceux qui, restés à bord, n’avaient pas pu assister cette plongée. De nouveau, l’approche se fait en kayak. Dès la mise à l’eau, la baleine vient à la rencontre des nageurs. Puis elle plonge et reste un moment au fond, accompagnée de son baleineau qui vient se caler sous elle. Au bout d’un petit moment, le baleineau remonte comme un bouchon, suivi de près par sa mère. Cette dernière fera le tour des plongeurs encore une fois avant de s’éloigner en douceur avec son petit.
Nous avons invité à bord un couple de touristes, se livrant au whale watching comme nous, Taoumba leur pilote que nous connaissons bien ainsi que l’accompagnateur plongée se joignent à l’équipe, nous sommes maintenant 11 à bord.

Plongée 3 : Juste avant de passer à table, nous retrouvons « notre baleine ». Bien évidemment, nous nous mettons à l’eau. Notre baleine se laisse filmer sans rechigner, mais se place délibérément entre son baleineau et les nageurs . Elle nous tirera sa révérence en brassant l’eau de sa codale, histoire de nous signifier qu’il faut la laisser tranquille.

Après le déjeuner nous tentons une mise à l’eau sur un groupe actif , avec les kayaks et des plongeurs. En arrivant sur les remous, un plongeur nous signale la présence de deux baleines et qu’elles sont en mouvement vers la surface. Effectivement nous voyons surgir à l’étrave des kayaks la tête d’une première baleine, suivi de la seconde. Les remous nous entourent, les mouvements des baleines sont d’une grâce infinie. Magique…. J’attends avec impatience le « breach » d’une baleine entrainant dans son saut un Kayak, l’élevant dans les airs, puis le laissant retomber dans l’écume bouillonnante. Wahou!!!! Demain peut être… … …
Nous finirons la journée en identifiant des groupes actifs. Une baleine nous surprendra en venant se coller à la carène d’Antsiva en route. Cette nuit nous dormirons à Nioumachoua.

Jour 7

Ce matin nous retrouvons notre baleine préférée qui nous offre encore un magnifique spectacle. L’occasion rêvée pour l’équipe d’enmagasiner films et images. Mais l’heure est venue de nous séparer. Nous laissons Saïd et Martine à Nioumachoua où ils doivent installer une maison de la baleine. Pour le reste de l’équipe il est temps de reprendre la mer pour Mayotte.

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