Malgré les crèmes , la peau est brûlée, prix à payer pour toucher du pied ces terres perdues et si belles que sont les îles éparses.
Cette appellation est étrange. Qui a décidé de nommer ainsi ces morceaux de planète  perdus dans le Canal du Mozambique ?
Elles sont lointaines, inaccessibles, interdites. On mesure la chance d’y être ,ce soir. Aux Glorieuses…Je pense à Jacques Brel et aux Marquises…

Nous préparons la plongée et Plouf , comme toujours dans les éparses, l’imprévu se montre: banc de perroquets à bosse.
Thierry est mon électron libre. D’habitude c’est Chloé, petite pensée pour elle…

——–

Dernière plongée sur la « Dune ». On s’est limités à 30m , du bleu pour vos yeux…. Un énorme thon dents de chien un barracuda mais décidément pas et toujours pas de requins.
On regagne le bord et la quiétude d’Antsiva qui commence à tirer sur sa laisse; ça sent le large, ces bateaux là…Ca frémit dés la nuit, quand la veille le vent se lève, qu’il est 2h du matin, qu’il s’établit à 20 nœuds, qu’il crie et nous réveille. L’appel du large, le vent qui chante et nous joue sa mélodie d’évasion.
J’écris comme je vis depuis ce matin, penchée. Antsiva vogue sous voile. Qu’il est beau ce grand coureur !  On avance à 7 ou 8 nœuds,les 70 tonnes flirtent sur l’océan.

Menu