Le récif du Geyser, 10 ans après.

JB Nicet

Lieu : Banc du Geyser

Réalisée en 2006

Chef de mission : Jean-Pascal QUOD - ARVAM

Après avoir découvert le Geyser en 1999 pour une étude sur le blanchissement des coraux puis en 2003 en route pour les Glorieuses, y revenir cette année à bord d’ANTSIVA est un plaisir renouvelé car ce lieu reste encore magique par sa diversité de paysages.
Sous l’eau et a bord, avec une équipe qui partage des valeurs communes sur la protection raisonnée de l’environnement marin, nous avons pu mesurer au terme d’une semaine de re-visite des sites combien le Geyser a passer cette dernière décennie et faire autour des THB des plans sur l’avenir. Tout cela dans une ambiance à bord tip top. Grand merci a Nicolas, Lou et l’équipage pour avoir pris soin de notre confort et de nous avoir suivi dans cette aventure. Merci aussi a la DAF de Mayotte pour son soutien. Veloma.

La dépression tropicale ANITA qui vient tout juste de se déplacer au sud de Mayotte laisse derrière elle un beau temps calme, condition indispensable pour mener à bien cette mission. Son but est de dresser un état des lieux dix ans après un point zéro. Un groupe de 9 scientifiques, tous plongeurs professionnels sont réunis à bord d’ANTSIVA pour mener à bien cette mission.

Jour 1

Arrivé au Geyser à 12h00. Briefing pendant le déjeuner et l’équipe se prépare pour sa première plongée. Les conditions météo sont au top : l’eau est cristalline, la température de l’air est de 35°, celle de l’eau 31°. Que demander de plus?
Quelques heure après, les plongeurs reviennent les bras chargés de matériel d’étude : des coquillage à mesurer, à classer et à répertorier, une dent de requin tigre toute neuve, etc… la récolte n’est pas si mauvaise. Il y a aussi toutes les données collectées qui sont au cœur de la mission.
Pendant le débriefing animé au cours duquel chacun apporte ses observations le compresseur gonfle inlassablement les 9 premières bouteilles. Lors des nombreuses manipulations d’embarquement et de débarquement du matériel de plongée, le mât de charge va nous faciliter les choses. En effet, les bouteilles se manipulent 4 par 4 et passent directement de l’annexe à la zone de gonflage située au milieu du pont. Une première soirée de quiétude règne sur Antsiva. Le vent est tombé

Jour 2

Toute l’équipe à pris ses marques à bord et profite de l’espace au maximum. Trois zones sont occupée. Sur le pont, un premier groupe travaille à l’abri de cet immense taud de 48 mètres carrés, tandis qu’à l’intérieur la table du carré et celle du salon sont envahies par les ordinateurs.
Au regard des conditions météo, l’équipe peut organiser deux plongées par jour.
Les scientifiques vont concentrer les efforts sur la pointe Ouest du récif. La zone est riche en poisson et ils vont y rencontrer entre autre, un gros thon dent de chien immobile, tout occupé à se faire faire une toilette par de petits poissons nettoyeurs, et un requin nourrice de 3 m se déplaçant nonchalamment sur les hauts fonds du platier.

Jour 3

Au petit matin le vent à forci avec une tendance à passer nord /nord-ouest, tendance confirmée par la météo de Charlie Tango sur 6216 à 7h15 heure locale.
Nous optons donc pour un mouillage plus au nord. Ici, le récif forme une anse dans laquelle il faut avancer avec prudence, mais nous y serons abrités des vents du nord sur 100°. De plus, le paysage est superbe et l’îlot de sable blanc tout proche réfléchit une lumière magnifique.
A partir de là, nous pourrons rayonner sur 4 sites d’analyse. Au boulot les poissonniers !

Jour 4

C’est la pétole et nous en profitons pour nous rendre sur les deux sites de l’extrême pointe est du geyser qui sont respectivement le tombant et l’herbier.
Nous péchons de nombreux capitaines sur ce dernier puis, nous enchaînons deux plongées avant le déjeuner. Mission accomplie. Nous arrosons copieusement le déjeuner et c’est atteint d’une douce somnolence que nous revenons jeter l’ancre au nord ouest coté intérieur. Le dîner bien arrosé également et le punch vraiment corsé du capitaine ne tardent pas à faire leurs effets. C’est un repos bien mérité pour toute l’équipe !

Jour 5

Le temps est clément, la vie est douce sur le Geyser. Même si la houle est présente de ce coté du récif, le moins que l’on puisse dire c’est que la mer ne nous brusque pas. L’équipe de scientifiques en profite pour s’acquitter des deux deniers points restants sur zone. Avec le week-end et ces conditions météo favorables, les M’zoungous arrivent en masse sur le récif, une barque de chasseur sous-marins viennent mouiller à 100 mètres du bateau. La nature humaine est vraiment grégaire…

Jour 6

De bonne heure, nous nous déplaçons sur le tombant sud. Toute l’équipe est bien excitée à cette idée. Nous posons la pioche sur le récif et nous laissons le bateau déraper sous le vent, plaçant ainsi la poupe juste au-dessus du tombant.
Tous partent et rentrent ravis de leur expédition. Aujourd’hui les moissons de photo sont bonnes.
Les nuages qui se profilent à l’horizon n’ont rien de grains sporadiques. Cependant le temps est encore au beau et certains en profitent pour visiter le récif de haut en se faisant hisser en tête du mât. Le soir tombe et le temps change. Par mesure de prudence on affale le taud pour la nuit en espérant que le vent ne tourne pas brusquement, nous plaçant ainsi sur le récif.

Jour 7

Ce matin le temps est couvert et la barre noire se profilant à l’est n’annonce rien de bon. Charlie Tango annonce de la pluie sur une zone s’étendant du Nord de Madagascar aux Comores. Nous n’attendons donc aucune amélioration, Cependant nous levons l’ancre et nous nous dirigeons à l’avant du front. Très vite le vent monte jusqu’à 40 nœuds et la mer se lève. Dans ces conditions nous abandonnons l’étude du point 10 et décidons de rentrer sur Mayotte. En fin de matinée, le temps s’améliore et c’est au moteur que nous abordons Mayotte

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